Le tri

Pourquoi trier nos déchets ?

 

Recyclable à l’infini
Abandonnés dans la nature, certains déchets rejettent dans le sol des substances toxiques, comme les piles, les batteries, la peinture ou le vernis. L'eau de pluie facilite le ruissellement et l'infiltration de ces substances dans le sol. D'autres déchets apparemment inoffensifs sont pourtant une pollution visuelle insupportable. Pire, la majorité des déchets ne sont pas biodégradables. Une bouteille en verre prend 4000 ans pour disparaître, un chiffre ramené à mille ans pour une bouteille en plastique. Un sac en plastique reste 400 ans minimum dans la nature et une boîte en aluminium 500 ans. Pour un pneu, il faut compter entre 500 et 1000 ans. En les recyclant, nous réduisons leur empreinte écologique.
Pourtant, tous ces produits sont recyclables, parfois à l'infini. Le verre en est le premier exemple : sans perte de matière ni de qualité, son recyclage permet d'économiser 100 kg de fuel pour une tonne de verre. L'aluminium se recycle totalement, et sert à fabriquer des vérandas ou des fers à repasser. Récupérer 105 000 tonnes de papier permet d'en fabriquer 90 000 tonnes, ce qui sauve 420 000 tonnes de forêt. Même l'acier peut être réinvesti dans l'industrie automobile pour fabriquer des moteurs, des portières, mais aussi des boîtes de conserve et des lave-linges.

Une obligation écologique
En choisissant la collecte sélective, c'est-à-dire en séparant les déchets en fonction de leur origine et de la nature de leurs composants, on remplit donc plusieurs objectifs :

 

En recyclant, je protège l'environnement : alors que le traitement des déchets coûte cher et pollue, la collecte sélective est la seule alternative. Pour en  finir avec le stockage en masse dans des décharges ouvertes, pour donner la chance à une industrie naissante et diversifiée de se développer. Régulièrement, de nouveaux débouchés apparaissent grâce au progrès scientifique et aux soucis d'économie des industriels.

En recyclant, j'économise de l’argent : Eco-emballages est la société agréée par les pouvoirs publics pour renforcer la filière du tri sélectif. Plus on trie, plus les pouvoirs publics pourront maîtriser les coûts de gestion des déchets (financés par les contribuables) et plus Eco-emballages versera des aides financières. Leur montant est effectivement lié à la quantité et la qualité des matériaux triés. Une gestion des déchets basée sur leur sélection implique des coûts supplémentaires dus à la complication des étapes de la collecte et du traitement. Pourtant, nous pouvons réussir à tirer un bilan financièrement positif grâce à la valorisation des déchets recyclables et à la diminution de certains coûts de traitement.

 

•En recyclant j’économise des ressources naturelles non renouvelables et parfois produites et acheminés depuis l’autre bout du monde. Par exemple, si on recycle une tonne de canettes d’aluminium, on évite l’extraction de deux tonnes de bauxite.

•En recyclant, j’économise de l’énergie : Ainsi refondre des canettes d’aluminium nécessite 95% d’énergie en moins que d’extraire ce métal à partir de minerai en première production. Quand on recycle une tonne de plastique, on économise 650 kg de pétrole brut.

En recyclant, j’économise des émissions de gaz à effet de serre, et limite donc le réchauffement climatique. En 2009, grâce au recyclage, nous avons évité l’émission de 1,87 millions de tonnes d’équivalent CO2. Cela représente l’équivalent de 800 000 voitures en moins sur les routes.


•En recyclant, je développe le secteur de la collecte sélective : il y a vingt ans, le recyclage était encore une utopie destinée aux générations futures. Les déchets étaient tous brûlés, enfouis ou déposer en plein air. Aujourd'hui, six emballages sur dix sont recyclés. Ce qui a pour effet de créer des emplois, dix fois plus que l'incinération et vingt fois plus que l'enfouissement.

En recyclant je contribue : à la bonne gestion de ma collectivité et à la préservation de mon environnement, en prenant conscience du fait qu’un geste individuel, aussi anodin soit-il, peut avoir des retombées globales. Une prise de conscience  qui ne peut être que salutaire.

 

Il ne tient donc qu'à chacun d'entre nous pour qu'un jour, les décharges ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Le comportement citoyen est plus qu'une nécessité écologique, c'est aujourd'hui une obligation.